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Affrontements FARDC-M23 : l'UA appelle à la retenue

Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, se dit profondément préoccupé par la dégradation de la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, en particulier dans le Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, et dans la province burundaise de Cibitoke.

Il déplore les affrontements récents ainsi que les violences contre les civils, qui vont à l’encontre de la dynamique de paix engagée dans le cadre de l’Accord-cadre de Doha entre la RDC et l’Alliance Fleuve Congo/M23. Ces développements contredisent également l’esprit de l’Accord de Washington D.C. conclu entre la RDC et le Rwanda. Face à cette escalade, il exhorte toutes les parties à faire preuve de retenue et à privilégier une issue strictement politique et négociée.

Mahmoud Ali Youssouf exprime la solidarité de l’Union africaine envers les populations congolaises et burundaises touchées, rappelant la position constante de l’organisation : une paix durable dans les Grands Lacs repose sur le respect absolu de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chaque État. À ce titre, il condamne toute initiative visant à instaurer une administration parallèle dans l’Est de la RDC.

Le Président de la Commission appelle par ailleurs les États de la région à honorer leurs engagements dans le cadre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et à respecter le Protocole de non-agression et de défense mutuelle de la CIRGL. Il réaffirme la disponibilité de l’Union africaine à travailler avec tous les acteurs régionaux et internationaux pour relancer un dialogue constructif et mettre fin à l’instabilité qui perdure dans les Grands Lacs.

L’année 2025 ayant été proclamée par l’Union africaine "Année des Réparations : Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine", l’organisation souligne l’importance de renforcer les efforts politiques pour prévenir de nouvelles crises.

 

La Rédaction

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Uvira : Kinshasa accuse le Rwanda de violer l’accord de Washington

Le gouvernement de la RDC alerte sur la situation sécuritaire à Uvira. Selon Kinshasa, les Forces de défense du Rwanda (RDF) mènent une offensive qui viole l’accord de paix signé récemment à Washington.

Des armes sophistiquées, comme des drones kamikazes, auraient été utilisées, provoquant d’importantes pertes humaines et des destructions dans la ville. Plus d’une centaine de personnes sont mortes et plus de 200 000 habitants ont été déplacés.

Le gouvernement congolais dénonce aussi un risque d’extension du conflit dans la région des Grands Lacs, avec des tirs touchant le territoire burundais.

Kinshasa appelle la communauté internationale à intervenir rapidement et demande au Conseil de sécurité de l’ONU de faire respecter l’accord de paix et de protéger les civils.

Le gouvernement réaffirme son engagement pour la paix, tout en soulignant son droit à protéger sa population et son territoire.

 

LK

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Est de la RDC : Nzanga Mobutu insiste sur l’importance de renforcer le front médiatique

Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer dans l’Est de la RDC, Nzanga Mobutu a réagi sur X en appelant à une prise de conscience nationale sur l’importance du front médiatique.

Dans sa publication, il met en parallèle l’actuelle guerre contre le M23 soutenu par le Rwanda selon Kinshasa et les événements de 1996-1997, période durant laquelle son père, Mobutu Sese Seko, était président du Zaïre.

Nzanga Mobutu rappelle d’abord que lors de la guerre de l’AFDL, la RDC avait été prise de court non seulement militairement, mais aussi au niveau de la communication. 

Il évoque ce précédent historique pour souligner que la bataille médiatique peut influencer profondément la perception d’un conflit, tant sur le plan national qu’international.

Dans son message, il insiste sur le fait qu’aujourd’hui, comme en 1997, certains acteurs extérieurs mènent une communication fortement structurée, tandis que la RDC semble moins active sur ce terrain. Il estime ainsi que le pays doit impérativement renforcer sa présence médiatique, maîtriser son récit et éviter que d’autres ne dictent la manière dont la crise est racontée ou perçue.

Nzanga Mobutu appelle à ne pas répéter les erreurs du passé : selon lui, négliger le front médiatique fragilise la position d’un pays en guerre et peut peser sur l’issue du conflit. Sa prise de position vise à rappeler que la communication n’est pas secondaire, mais constitutive de la défense nationale.

En mettant en avant cette leçon tirée de 1997, il invite la RDC à prendre la mesure d’un enjeu devenu crucial dans un contexte où l’affrontement ne se déroule plus seulement sur le terrain militaire, mais aussi dans l’espace public et diplomatique.

 

La Rédaction

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Uvira sous le choc : Kinshasa dénonce une « violation délibérée » de l’accord de Washington par Kigali

Le territoire d’Uvira traverse l’une de ses périodes les plus sombres. Les récentes attaques perpétrées dans cette zone du Sud-Kivu ont provoqué une hécatombe : une centaine de morts, de nombreux blessés graves et près de 200 000 habitants contraints à la fuite, selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe. Un chiffre qui illustre l’ampleur de l’urgence humanitaire qui se dessine à l’Est du pays.

Selon Patrick Muyaya, les assaillants ont eu recours à des drones kamikazes et autres engins explosifs sophistiqués, utilisés à plusieurs reprises pour frapper des quartiers civils.

 Une tactique jugée « particulièrement lâche et meurtrière », qui plonge davantage les populations dans la terreur et accentue la précarité déjà préoccupante dans cette partie du pays.

Patrick Muyaya dénonce ce qu’il qualifie de « violation délibérée de l’accord de Washington », signé récemment dans l’espoir de désamorcer les tensions et d’ouvrir une nouvelle voie vers la stabilité régionale. Cet accord, largement salué par la communauté internationale, était perçu comme une étape cruciale vers une désescalade. « Saboter un engagement unanimement applaudi revient à torpiller la confiance et à compromettre la paix », regrette-t-il.

Face à la gravité de la situation, le gouvernement congolais appelle à des sanctions ciblées contre les auteurs et commanditaires de ces attaques, estimant qu’aucune complaisance ne peut être tolérée lorsque des accords de paix sont ouvertement bafoués. Kinshasa demande à ses partenaires internationaux de maintenir la pression pour éviter une détérioration supplémentaire de la crise.

Malgré ce climat de violence, Patrick Muyaya assure que les autorités sont « pleinement mobilisées ». Il affirme que des mesures sont en préparation pour contenir l’escalade, protéger les populations vulnérables et restaurer l’ordre dans la région.

Cette nouvelle flambée de violence à Uvira met une fois de plus en lumière la fragilité de la paix à l’Est de la RDC et l’urgence d’une action concertée pour empêcher que la crise ne s’enracine davantage.

 

LK

Uvira sous le choc : Kinshasa dénonce une « violation délibérée » de l’accord de Washington par Kigali
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Sud Kivu : Le Groupe de Contact International exige l’arrêt immédiat des hostilités

Le Groupe de Contact International pour les Grands Lacs (GCI) a exprimé une vive inquiétude face à la dégradation rapide de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, particulièrement à Uvira.

Dans une déclaration publiée le 9 décembre 2025, les États-Unis, la Belgique, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Union européenne, sous présidence allemande, dénoncent la nouvelle offensive du M23, appuyé par le Rwanda, autour d’Uvira.

Le GCI alerte sur l’usage croissant de drones d’attaque et de drones suicides, une escalade « hautement dangereuse » pour les civils et la stabilité régionale, alors que les combats se déroulent près de la frontière du Burundi.

Appel au retrait rwandais et au respect des engagements

Le GCI demande :

l’arrêt immédiat de toute offensive du M23 et des RDF ;

le retrait des RDF du territoire congolais, conformément à la résolution 2773 de l’ONU ;

le respect par le M23 de la Déclaration de principes signée à Doha en juillet 2025.

Les membres rappellent aussi l’importance des accords de Washington du 4 décembre 2025 et de l’intégrité territoriale de la RDC.

Préserver les efforts diplomatiques et protéger les civils

Le GCI craint que cette escalade ne compromette l’Accord-cadre signé à Doha le 15 novembre 2025 entre Kinshasa et le M23.

Il appelle à réaffirmer le cessez-le-feu et à garantir un accès humanitaire « total, sûr et sans entrave ».

 

LK

Sud Kivu : Le Groupe de Contact International exige l’arrêt immédiat des hostilités
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Sud-Kivu : plus de 200 000 déplacés en une semaine, l’ONU tire la sonnette d’alarme

 L’ONU se dit très préoccupée par la hausse des violences armées au Sud-Kivu. Dans un communiqué publié lundi 8 décembre 2025, le Bureau de la coordination humanitaire (OCHA) appelle à protéger immédiatement les civils et à respecter le droit internationnal humanitaire.

 

Selon OCHA, des combats avec armes lourdes touchent plusieurs territoires : Uvira, Walungu, Mwenga, Shabunda, Kabare, Fizi et Kalehe.
Entre le 2 et le 7 décembre, au moins 74 civils ont été tués et 83 blessés. Les hôpitaux de Sange et Walungu reçoivent de nombreux blessés, tandis que les évacuations sont rendues difficiles par les combats et les barrages.

Les écoles et d’autres infrastructures civiles ont aussi été visées.

L’ONU rappelle que les civils ne doivent jamais être pris pour cible et demande l’arrêt immédiat des attaques dans les zones habitées.

Une crise humanitaire qui s’aggrave

Plus de 200 000 personnes ont fui leurs maisons en quelques jours. Certaines traversent même les frontières vers le Burundi et le Rwanda.
Les sites de déplacés sont surpeuplés et manquent d’eau, de nourriture et de soins. La province comptait déjà 1,2 million de déplacés avant cette nouvelle crise.

Appui à l’accord de Washington

L’ONU salue également l’accord de paix signé le 4 décembre entre la RDC et le Rwanda à Washington, y voyant un « espoir réel », mais appelle à des actions concrètes sur le terrain.

Les humanitaires prêts à intervenir

OCHA affirme que les organisations humanitaires sont prêtes à aider dès que la sécurité le permettra.
Entre janvier et septembre, 1,5 million de personnes ont déjà reçu une aide vitale au Sud-Kivu.

L’ONU insiste : protéger les civils doit rester la priorité numéro un.

 

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LK

 

 

 

 

 

Sud-Kivu : plus de 200 000 déplacés en une semaine, l’ONU tire la sonnette d’alarme
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Uvira: Le Mouvement wazalendo MRPDP alerte sur le renfort du M23 en provenance de Bukavu

Le MRPDP, mouvement Wazalendo placé sous le commandement du Général autoproclamé MESHAKE RADI, informe l’opinion nationale et internationale de la gravité de l’escalade en cours.
Les éléments du M23 — mouvement terroriste instrumentalisé par Kigali — procèdent à un renforcement massif en hommes et en matériels. Après avoir plongé toute la ville de Bukavu dans l’obscurité, ils ont facilité le passage de militaires armés venus du Rwanda, acheminés vers l’axe Ngomo–Kamanyola–Katogota pour relancer les hostilités.

Uvira: Le Mouvement wazalendo MRPDP alerte sur le renfort du M23 en provenance de Bukavu
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RDC : les conflits armés à l’Est propulsent une montée inquiétante des atteintes aux droits humains

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) alerte sur une nouvelle détérioration de la situation des droits humains en République démocratique du Congo. Dans son rapport couvrant le premier semestre 2025, publié sur son site officiel, l’agence onusienne constate une hausse préoccupante des violations documentées à travers le pays. Comme de coutume, ces informations ont été partagées avec les autorités congolaises afin de favoriser des actions correctives, notamment des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés.

2.767 violations recensées en six mois

Entre janvier et juin 2025, le BCNUDH a enregistré 2.767 violations et atteintes aux droits humains, ainsi que des violations du droit international humanitaire. Ce chiffre représente une augmentation de 11 % par rapport au semestre précédent.

La grande majorité de ces abus 86 %, soit 2.378 cas — a été commise dans les provinces touchées par les conflits armés. Le rapport indique également une progression de 12 % du nombre de victimes, passant de 7.705 à 8.635 personnes affectées.

L'Est de la RDC particulièrement touché

Selon le BCNUDH, cette dégradation est principalement liée à l’intensification des violences dans l’Est, en particulier :

l’offensive du M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ;

les exactions persistantes d’autres groupes armés tels que les ADF et la CODECO, notamment en Ituri et au Nord-Kivu.

L’ONU appelle à renforcer la protection des civils

Face à ces tendances jugées alarmantes, les Nations unies exhortent une nouvelle fois les autorités congolaises à :

renforcer la protection des civils, lutter contre l’impunité, et engager des actions concrètes pour mettre fin à un cycle de violences qui continue d’endeuiller le pays.

 

LK

RDC : les conflits armés à l’Est propulsent une montée inquiétante des atteintes aux droits humains
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Crise à l’Est : Martin Fayulu salue la position de l’Angola et interpelle Kigali

Dans un message publié mercredi 26 novembre sur son compte X, l’opposant congolais Martin Fayulu a exprimé son soutien à la récente prise de position du ministre angolais des Affaires étrangères, qui a appelé à mettre fin au « faux débat » entourant la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Martin Fayulu dit partager pleinement l’analyse de Luanda et réaffirme son attachement à l’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui encadre les efforts visant à restaurer la paix et la sécurité dans cette région en proie aux groupes armés.

L’opposant a également interpellé le Rwanda, accusant Kigali d’être à l’origine de l’existence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). « La responsabilité de Kigali dans la création des FDLR est bien établie », a-t-il déclaré, appelant les autorités rwandaises à « neutraliser ces forces » au lieu de contribuer, selon lui, à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC.

La sortie de Martin Fayulu intervient dans un contexte régional sous haute tension, marqué par une intensification des positions diplomatiques autour de la crise et par des appels renouvelés à une désescalade.

 

LK

Crise à l’Est : Martin Fayulu salue la position de l’Angola et interpelle Kigali
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16 Jours d’activisme : l’ONU alerte sur l’explosion des violences numériques contre les femmes

À l’ouverture des 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, l’ONU sonne l’alarme sur un phénomène en pleine expansion : les violences numériques visant les femmes et les filles. La Journée internationale du 25 novembre rappelle combien ces abus, longtemps sous-estimés, constituent désormais l’une des nouvelles frontières de la lutte pour les droits des femmes.

Alors qu’une femme sur trois dans le monde subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie, les espaces digitaux deviennent à leur tour un terrain de danger. Harcèlement en ligne, menaces, campagnes de haine, diffusion non consentie d’images intimes, deepfakes pornographiques, doxing ou traque numérique : ces attaques visent à réduire au silence les femmes, particulièrement celles actives dans la sphère publique journalistes, militantes, responsables politiques ou jeunes influentes.

Pour l’ONU, ces violences virtuelles ont des conséquences tangibles : traumatismes psychologiques, violences hors ligne, isolement social, et dans certains cas extrêmes, féminicides. Elles frappent d’autant plus durement les femmes déjà exposées à d’autres discriminations, liées à l’origine, au handicap, à l’identité ou à l’orientation sexuelle.

Alors que le monde commémore le 30ᵉ anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, la campagne Tous UNiS 2025 appelle les États, les plateformes numériques et les entreprises technologiques à renforcer la sécurité numérique et à protéger davantage les femmes en ligne.

Les dernières années ont vu des avancées majeures : adoption du Pacte numérique mondial en 2024, première convention internationale juridiquement contraignante contre les violences numériques, nouvelles résolutions de l’Assemblée générale en faveur d’une meilleure régulation, sans oublier les initiatives régionales telles que la Convention de l’Union africaine sur les violences faites aux femmes.

Du 25 novembre au 10 décembre, l’ONU invite le monde entier à se mobiliser pour rendre les espaces numériques plus sûrs, et redonner à Internet sa vocation première : un lieu de liberté, d’expression et d’émancipation pour toutes les femmes et les filles.

 

LK

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