Les eurodéputés ont voté à majorité ce jeudi 13 février une résolution condamnant les activités militaires du Rwanda en République démocratique du Congo.
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Une délégation de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo et de l'Eglise du Christ au Congo a rencontré ce mercredi 12 février à Goma Corneille Nangaa et sa suite dans le cadre des consultations lancées par ces deux églises auprès de forces vives de la nation en vue de restaurer la paix en RDC.
'' L'église catholique et l'église du Christ au Congo se sont engagées dans une initiative d'amener les forces vives du pays à un pacte social pour la paix et le vivre ensemble. C'est pourquoi nous avons commencé une tournée de personnes et personnalités importantes à impliquer dans cette dynamique '', a déclaré Monseigneur Donatien Nshole, Secrétaire Général de la CENCO.
Et d'ajouter : " nous avons pensé que le M23 et l'AFC ont quand même une grande contribution à apporter dans cette dynamique de la construction de la paix parce que pour les deux églises l'année 2025 est une année de la paix. C'est pour cela que nous sommes venus aussi exhorter M23. ''
Le Secrétaire Général de la CENCO a aussi souligné que: " en les écoutant, ça nous a motivé de continuer de travailler dans le sens de ce pacte. On a compris qu'il y a beaucoup de choses qui pourraient être réglées si les congolais se mettaient autour d'une table . C'était aussi l'occasion de partager avec eux la préoccupation des congolais sur l'exploitation illicite de matières premières. "
Il est à noter que la rencontre avec Nangaa et sa suite s'inscrit dans le cadre des consultations initiées la semaine passée par les deux confession religieuse.
Parmi les membres de la délégation il y a Mgr Fulgence Muteba, président de la CENCO, Révérend André Bokondoa, président et représentant légal de l’ECC, Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO et Révérend Eric Nsenga, secrétaire général de l’ECC. Mgr Willy Ngumbi, évêque de Goma.
Le Procureur général près la Cour Constitutionnelle et deux nouveaux juges de cette Institution ont prêté serment ce mardi 11 Février devant le Président de la République, le Sénat, l'Assemblée Nationale et le Conseil Supérieur de la Magistrature représenté par son bureau au cours d'une session extraordinaire convoquée par le Parlement.
Il s'agit de M. Moke Mayele (Procureur), de Mme Marthe Odio Nonde (membre de la Cour, composante Présidence) et de M. Aristide Kahindo Nguru (membre de la Cour, composante Parlement).
Il sied de noter qu'Ils ont tous été nommés le 13 janvier 2025 à la suite d’une série d’ordonnances signées par le Chef de l’État.
Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi a pris acte de leurs prestations de serment et les a vivement félicités.
Les trois assermentés ont ensuite signé le procès-verbal relatif à cette cérémonie, en présence du Directeur de cabinet du Chef de l’État.
Au total, 9 membres composent la Cour Constitutionnelle. 3 sont désignés par le Président de la République, 3 par le Parlement réuni en Congrès et 3 par le Conseil Supérieur de la Magistrature. Leur mandat est de 9 ans, non renouvelable, conformément à la Loi organique n° 13/026 du 15 Octobre 2013 portant organisation et fonctionnement de cette Cour.
La Rédaction
Ce lundi à la Cité de l’Union africaine, le Président Félix Tshisekedi a accordé une audience à quelques membres du gouvernement venus lui faire la restitution de leur participation à la session extraordinaire du Conseil des Droits de l’Homme (CDH) organisée le 07 février 2025 à Geneve, en Suisse, sur la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC.
« Nous avons pu obtenir un vote unanime du Conseil des Droits de l’Homme sur la résolution qui portait notamment sur la condamnation du Rwanda et l'obligation pour lui de retirer ses troupes de la RDC », a fait savoir le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Félix Antoine Tshisekedi.
« Les autres États se sont montrés solidaires vis-à-vis de la RDC et ont condamné dans les termes les plus clairs les agissements du Rwanda. Ils ont voté à l’unanimité la résolution que nous avons proposée et qui permettra, dans un bref avenir, d’avoir une mission qui viendra établir les faits et enquêter sur tous les crimes commis depuis janvier 2022 », a poursuivi M. Muyaya.
Cette délégation gouvernementale a profité de l’occasion pour échanger avec le Chef de l’État sur les conclusions issues du Sommet conjoint EAC-SADC portant notamment sur un cessez-le-feu immédiat et un arrêt complet des hostilités.
Le Cabinet du Ministre d'État, Ministre de la Justice et Garde des sceaux, informe à l'opinion publique qu'il vient d'instruire au Procureur Général près la Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe de procéder à l'interpellation et aux poursuites contre le “Pasteur” Gully Bokwala llongi, a-t-on lu dans un communiqué rendu public ce 10 Février.
« Ce dernier s'est évertué au cours d'une émission télévisée à commettre des outrages contre l'Honorable Vital Kamerhe, Président de l'Assemblée Nationale. Il a également proféré les menaces de mort contre la même autorité», a ajouté le même communiqué.
Notons que cette mesure du Ministre d'État Constant Mutamba vient après que plusieurs voix se soient levées dans l'opinion contre ce Monsieur appelant même à la mise à mort de Vital Kamerhe, Député, Président de l'Assemblée Nationale et du Parti politique Union pour la Nation Congolaise -UNC-, formation membre de l'Union Sacrée de la Nation.
La Rédaction
Félicitations à l'Honorable Didier Mumengi pour sa nomination en tant que Coordonnateur Général du Secrétariat Technique du Pacte Social pour la Paix en République Démocratique du Congo et dans le Grand Lac.
Le Tribunal Militaire de Garnison (TMG) de Bukavu a ouvert lundi 10 Février une audience en procédure de flagrance pour juger 84 militaires des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Issus de différentes unités, ils sont accusés d'avoir commis des violations graves des droits de l'homme contre des civils dans plusieurs localités du territoire de Kabare, notamment à Amsard, Mudaka, Miti, Kavumu, Katana et Kabamba, ainsi que dans la ville de Bukavu.
L'audience a été convoquée à la suite d'un incident tragique survenu dans la nuit du 7 au 8 février, lorsque dix civils, dont trois femmes, ont été assassinés par des militaires des FARDC appartenant au bataillon Satan 2/Guépard, soutenus par les Wazalendo. Sept personnes ont été tuées à Mululu, dans le groupement de Bugorhe, tandis que trois autres ont perdu la vie dans le centre de Kavumu, situé à environ 33 km au nord de Bukavu.
En réaction à ces actes de violence, le commandement militaire a ordonné l'arrestation des 84 militaires soupçonnés, qui ont été transférés dimanche 8 Février 2024 à la prison centrale de Bukavu. Cette situation a été suivie de près par la Société Civile du Sud-Kivu, qui a appelé le Gouverneur de province et les autorités judiciaires militaires à agir.
Avec l’appui logistique du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme (BCNUDH), l'audience introductive a été dédiée à l'identification des prévenus. Sur les 84 militaires, 46 ont été formellement identifiés durant cette première séance.
Loule K.
Face à la recrudescence de la violence dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC) et la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC) ont tenu une réunion conjointe d'urgence à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 8 février 2025. L'objectif principal était de trouver des solutions durables pour mettre fin au conflit et rétablir la paix dans la région.
Des résolutions fortes pour une paix durable
À l'issue de cette rencontre, plusieurs résolutions importantes ont été adoptées. Tout d'abord, les dirigeants de la SADC et de l'EAC ont exigé un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel de toutes les parties belligérantes. Ils ont également appelé à la réouverture de l'aéroport de Goma, fermé depuis plusieurs jours en raison des combats, afin de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire et le rapatriement des civils.
Par ailleurs, les deux organisations ont décidé de renforcer leur coopération militaire et une réunion des Chefs d'Etats Majors est prévue dans 5 jours. Cette force sera chargée de sécuriser les zones de conflit, de protéger les populations civiles et de faciliter le retour des réfugiés et des personnes déplacées.
En outre, la SADC et l'EAC ont souligné la nécessité d'adopter une approche globale pour résoudre la crise en RDC. Elles ont insisté sur l'importance de s'attaquer aux causes profondes du conflit, notamment la marginalisation de certaines communautés, la lutte pour le contrôle des ressources naturelles et les tensions ethniques.
Un appel à la responsabilité des acteurs locaux
Les dirigeants de la SADC et de l'EAC ont également lancé un appel à la responsabilité des acteurs politiques et militaires de la RDC. Ils les ont exhortés à faire preuve de retenue, à respecter le droit international humanitaire et à s'engager dans un dialogue inclusif pour trouver une solution politique à la crise.
Une lueur d'espoir pour la RDC ?
La réunion conjointe SADC-EAC marque une étape importante dans la résolution de la crise en RDC. En unissant leurs forces, les deux organisations envoient un signal fort aux parties belligérantes et à la communauté internationale. Reste à savoir si ces résolutions seront suivies d'effets sur le terrain.
Il est important de noter que la situation en RDC reste complexe et fragile. La mise en œuvre des résolutions adoptées à Addis-Abeba nécessitera une coordination étroite entre la SADC, l'EAC, les Nations unies et les autres partenaires internationaux.
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Danny N. Yambushi
Une résolution votée par consensus ce 7 février 2025 à #Genève par le Conseil des Droits de l'homme des Nations Unies. Pas d'abstention, pas de bulletin blanc, pas de vote négatif sous le regard du Rwanda en présence de la délégation congolaise dépêchée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi.
Peut-être vers la fin de l'impunité dans la région des grands lacs où les crimes commis depuis 30 ans ont un auteur connu et cité nommément: le régime de Kigali.
Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies siégeant en sa 37ème session extraordinaire a voté la résolution sur la RDC par consensus au regard des graves violations commises au Nord et Sud Kivu par le #RwandaIsKiling.
De l'exploitation illicite & pillage des ressources naturelles au bombardement des hôpitaux, des écoles, des sites des déplacés, des attaques du personnel des N.U en passant par les violations du droit international humanitaire, le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU est on ne peut plus clair devant un bilan provisoire de plus de 3000 morts.
Pour la 1ère fois, les forces de défense du Rwanda sont citées expressis verbis dans la commission des actes portant atteinte au Droit international et au Droit international humanitaire au Nord et au Sud-Kivu.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme va agir par deux mécanismes autorisés:
- La mission d'établissement des faits
- La commission d'enquête indépendante conduite par 3 experts en droit international humanitaire.
L'objectif est de réunir les outils nécessaires, recueillir, vérifier et sécuriser les informations en vue de la définition des crimes parmi les 4 crimes internationaux connus à savoir crimes de génocide, crimes de guerre, crimes d'agression et crime contre l'humanité.
Ces outils permettront de nommer les auteurs sur base des preuves irréfutables en vue des sanctions exemplaires et dissuasives pour l'avenir. L’Assemblée Générale et le Conseil de Sécurité de l'ONU se trouveront ainsi saisis pour activer leurs mécanismes de sanction.
Une autre preuve publiée ce matin par ‘’ The Guardian ‘’ citant 2 responsables de haut rang des services de renseignements rwandais, révèle que " les pertes réelles subies par le Rwanda se chiffrent en milliers d'hommes mais il est difficile d'établir un chiffre précis." Et de poursuivre "tous les soldats qui ont péri en RDC n'ont pas pu être rapatriés (...) certains ont été enterrés dans les fosses communes".
En effet, la négation de la présence rwandaise en RDC est contrariée par les deuils organisés au #Rwanda et "les images satellitaire prises au cimetière militaires de Kigali où plus de 600 tombes ont été creusées" pour le peu de corps qui y sont arrivés.
Mal à l'aise, et pour détourner l'attention, le régime de Kigali va tenter d'organiser des actes criminels sur quelques congolais d'expression rwandaise pour appeler à la haine tribale : c'est son mode opératoire depuis 30 ans.
J'appelle la population de l'Est à plus de cohésion et de cohabitation pacifique devant les difficultés auxquelles elle est confrontée. Il eut la guerre de cent ans, il eut l'occupation de la France par l'Allemagne, il eut le RCD, il eut le CNDP... mais dans tout cela c'est le peuple qui a toujours gagné. Le Gouvernement Judith Suminwa s'y emploie.
S'achemine-t-on vers la fin des crises dans la région des Grands Lacs? Wait and see.
Tribune de Julien Paluku
Lisez ci-après le communiqué final du sommet SADC-EAC sur la crise sécuritaire à l'Est de la République démocratique du Congo. La Rédaction de votre site va y revenir avec une analyse profonde.






Ni abstention, ni vote contraire. A l'unanimité vendredi 7 Février, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à sa 37ème session extraordinaire a adopté une résolution ordonnant la création d’une mission devant enquêter sur les allégations des crimes de guerre commis par le M23, l'AFC ainsi que les forces armées du Rwanda.
Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme est chargé d'exécuter cette décision dans les plus brefs délais.
Dans sa résolution, le Conseil a fermement condamné les violations persistantes des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment les violences sexuelles et basées sur le genre, les exécutions sommaires, les enlèvements, les disparitions forcées, ainsi que les attaques ciblées contre les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes, les soldats de la paix, et les civils, en particulier dans les camps de déplacés, les hôpitaux et les écoles.
Cette session extraordinaire avait été convoquée après une demande officielle soumise le 3 février par la RDC. D'ailleurs, une forte délégation des autorités Congolaises ont brillamment pris part à ce rendez-vous. Notons que la prochaine session ordinaire du Conseil des droits de l’homme se tiendra du 24 février au 4 avril 2025.
Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC), a exprimé ses sincères condoléances pour les pertes humaines au Gouvernement et à la population congolaise, qui souffrent des conséquences d’un conflit qui dure depuis plus de 30 ans.
C'était au cours de la 37ème session spéciale du Conseil des Droits de l'Homme à Genève, en Suisse.
Dans son discours, elle a également salué le sacrifice des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), des casques bleus et des soldats de la Mission de la SADC en République démocratique du Congo (SAMIRDC), qui ont perdu la vie en essayant d'assurer une paix durable dans la région.
La cheffe de la MONUSCO a condamné les attaques et les pillages survenus le 28 janvier à Kinshasa, visant les installations des Nations Unies et certaines Ambassades. Elle a exprimé son soutien aux initiatives des autorités congolaises visant à traduire les responsables en justice et à prévenir la répétition de tels incidents.
Depuis le début de l’année, la situation s'est considérablement détériorée avec l’avancée sans précédent du groupe armé M23 et des forces rwandaises. La prise de Goma le 27 janvier a été précédée de combats sanglants, entraînant la mort d'au moins 2 900 personnes et plus de 3 000 blessés. Bintou Keita a averti des conséquences à moyen et long terme de cette violence, notamment la résurgence du choléra, le risque de de Mpox, l’interruption de la scolarité des enfants et la multiplication des violences sexuelles.
L’expansion territoriale du M23 au Nord-Kivu, où il contrôle partiellement quatre des six territoires, ainsi que la prise de plusieurs localités au Sud-Kivu, ont causé des déplacements massifs des populations. Les violations des droits humains, la dégradation des infrastructures et l'accès incertain aux services de base aggravent la situation humanitaire déjà critique.
Elle a aussi rappelé l'importance de poursuivre les négociations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda, en particulier dans le cadre du processus de Luanda. Elle a averti que sans mesures dissuasives et contraignantes pour stopper l'escalade de la violence, le risque d'expansion du conflit dans la région demeure
élevé.
Le cessez-le-feu unilatéral annoncé par le M23 le 4 février n’a duré qu’un jour, permettant à ce groupe de renforcer ses positions dans le Nord et le Sud-Kivu. La reprise des offensives dans des zones densément peuplées, comme à Goma, pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur la population civile. La criminalité et la montée de la justice populaire sont alarmantes, exacerbées par la prolifération d’armes abandonnées et l’évasion de plus de 4 000 prisonniers de la prison centrale de Goma.
Bintou Keita a terminé son discours en lançant un appel à l'action collective pour mettre un terme à la souffrance du peuple congolais. Elle a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de s'unir afin de promouvoir la paix, la sécurité et le respect des droits humains en République démocratique du Congo.
Lors de la 37ᵉ session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme, tenue ce vendredi 7 février 2025 à Genève (Suisse),
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